Vous êtes victime ou témoin de violences physiques ou psychologiques ? N'attendez pas pour en parler : contactez un médecin, le 3919 (femmes), le 119 (enfants) ou le 17 en cas de danger immédiat — voir tous les numéros utiles.

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Comprendre, s'informer, avancer

Quelques réflexions sur la psychologie, la thérapie et l'accompagnement des professionnels — pour éclairer votre démarche, que vous soyez particulier ou structure.

Psychologie

Pourquoi consulter un psychologue ? En finir avec les idées reçues

Consulter n'est ni un aveu de faiblesse, ni réservé aux « grandes crises ». Voici pourquoi la démarche mérite d'être démystifiée.

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« Je n'en suis quand même pas là » : c'est souvent la première pensée qui freine la prise de rendez-vous. Pourtant, la psychologie n'attend pas la crise pour être utile. On peut consulter parce qu'un événement récent bouscule, parce qu'une fatigue s'installe sans raison claire, ou simplement parce qu'on ressent le besoin de faire le point avec quelqu'un d'extérieur à sa vie.

Un psychologue n'est pas là pour juger ni pour dire ce qu'il faut faire. Son rôle est d'offrir un espace neutre et confidentiel où la parole circule librement, sans crainte d'être mal comprise par un proche. C'est souvent ce cadre — sans enjeu relationnel, sans conséquence sur le quotidien — qui permet de voir plus clair.

Enfin, non, la thérapie n'est pas réservée à un profil particulier : enfants, adolescents, adultes ou seniors peuvent tous, à un moment donné, avoir besoin d'un espace pour déposer ce qu'ils traversent.

Bienfaits

Les bienfaits d'une thérapie, même quand « tout va bien »

La thérapie n'est pas qu'un outil de crise : elle a aussi sa place dans les périodes stables, comme un espace de développement personnel.

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On associe souvent la psychothérapie à un moment de souffrance. Elle a pourtant beaucoup à offrir en dehors de ces périodes : mieux se connaître, comprendre ses schémas relationnels, préparer une transition de vie (parentalité, changement professionnel, déménagement) ou simplement apprendre à mieux gérer son stress au quotidien.

Un suivi régulier, même espacé, permet de prendre du recul sur des situations qui, sans être dramatiques, pèsent avec le temps : difficulté à poser des limites, tendance à l'auto-critique, besoin de faire des choix plus alignés avec soi-même.

C'est aussi un espace d'entraînement : apprendre à mettre des mots sur ce qu'on ressent, une compétence qui sert bien au-delà du cabinet, dans les relations professionnelles comme personnelles.

Supervision & APP

Supervision et APP : pourquoi les professionnels de l'aide en ont besoin

Accompagner les autres au quotidien use aussi. La supervision et l'analyse des pratiques offrent un espace pour tenir dans la durée.

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Travailleurs sociaux, soignants, éducateurs, psychologues... celles et ceux qui accompagnent les autres au quotidien sont particulièrement exposés à l'usure professionnelle. Face à des situations complexes, chargées émotionnellement, il est facile de perdre le recul nécessaire pour continuer à agir avec justesse.

La supervision individuelle offre un espace confidentiel pour déposer ces situations, interroger sa posture et ses réactions, sans jugement. Elle aide à prévenir l'épuisement professionnel en donnant du sens à des difficultés qui, sinon, s'accumulent en silence.

L'analyse des pratiques professionnelles (APP), elle, s'adresse aux équipes : elle crée un cadre régulier pour échanger collectivement sur le vécu du terrain, renforcer la cohésion et améliorer, in fine, la qualité de l'accompagnement proposé aux publics suivis.

Formations

Formations : sensibiliser et outiller les équipes du médico-social

Former une équipe, c'est lui donner des repères communs. Un investissement qui profite autant aux professionnels qu'aux publics accompagnés.

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Au-delà de l'accompagnement individuel et de la supervision, la formation répond à un autre besoin : celui de donner à une équipe des repères théoriques et pratiques communs face à des problématiques spécifiques (développement de l'enfant, situations de violence, relation d'aide, gestion des émotions...).

Contrairement à une supervision, qui part du vécu de terrain, une formation propose un apport de connaissances structuré, adapté au public visé et aux réalités de la structure. Elle peut prendre la forme d'une intervention ponctuelle, d'un atelier thématique ou d'un parcours sur plusieurs séances.

L'objectif : que chaque professionnel reparte avec des outils concrets et un langage commun avec ses collègues, condition essentielle d'un accompagnement cohérent au sein d'une même équipe.

Hommage

Les Saint Exupériens : quand tout un village accompagne les parents

En Haute-Tarentaise, une association réunit parents, professionnels et institutions autour des questions qui traversent toutes les familles. Un modèle dont j'aimerais parler.

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Il y a des initiatives qui méritent qu'on s'arrête dessus. L'association Les Saint Exupériens, basée à Bourg-Saint-Maurice, en fait partie. Son projet tient en une idée simple et exigeante : accompagner au mieux les parents, les jeunes et les familles sur des sujets qui nous concernent tous — que l'on soit professionnel, associatif, institutionnel, ou simplement parent.

Concrètement, cela prend la forme de rencontres, d'ateliers en visioconférence et de cycles de conférences, animés par des professionnels, sur des thèmes aussi variés que la posture de l'adulte face à la souffrance d'un enfant ou d'un adolescent, ou encore l'autisme — avec ce titre qui dit tout de leur philosophie : « Autismes, il faut tout un village ». Les articles et les replays de ces échanges restent ensuite librement accessibles à tous.

Ce que je trouve précieux dans cette démarche, c'est qu'elle ne se contente pas de diffuser du savoir. Elle crée du lien dans un territoire de montagne où l'isolement géographique peut vite devenir un isolement tout court. Elle part du principe que les questions éducatives ne sont pas des affaires privées à régler seul dans son coin, mais des sujets qui gagnent à être partagés, discutés, mis en commun. Et elle le fait gratuitement, avec constance, sans chercher à faire la leçon à personne.

C'est dans ce cadre que j'ai eu le plaisir de participer, aux côtés d'autres professionnels, à une table ronde consacrée à l'éducation sans violences. Un moment d'échange à leur image : ouvert, exigeant et profondément bienveillant.

« Il faut tout un village pour élever un enfant », dit le proverbe. Les Saint Exupériens s'attachent, patiemment, à construire ce village. Qu'ils en soient ici remerciés.

Découvrir l'association Les Saint Exupériens →

Presse & interventions

Sur le terrain, et dans les médias

Une partie de mon travail se déroule hors du cabinet : tables rondes, groupes de parole, actions de sensibilisation. Voici quelques traces de ces engagements.

Vidéo Les Saint Exupériens · Tarentaise

Table ronde : « Éduquer et accompagner sans violences »

Aux côtés d'autres professionnels, j'ai participé à une table ronde organisée par l'association Les Saint Exupériens, consacrée à la parentalité, à la famille et aux habitudes éducatives : interroger nos réflexes, repérer les situations à risque, et accompagner sans violence — ni physique, ni verbale.

Presse Le Dauphiné Libéré · 22 septembre 2023

Des groupes de parole pour les mères victimes de violences

Le journal consacre un article au dispositif porté par l'association SaVoie de Femme : accueillir, une fois par mois, les mères victimes de violences conjugales. Créée en 1977 et implantée à Chambéry, cette association est la seule de Savoie spécialisée dans l'accompagnement des femmes victimes de violences au sein du couple. J'anime dans ce cadre des groupes de parole destinés aux mères, aux enfants et aux adolescents.

Presse Le Dauphiné Libéré · 26 novembre 2019

« Parler des violences faites aux femmes pour les combattre »

À Bourg-Saint-Maurice, l'association La Ruchette organisait une après-midi de sensibilisation aux violences faites aux femmes, autour de la pièce de théâtre Le Fil d'Ariane et d'une table ronde réunissant cinq intervenantes, modérée notamment par un psychiatre expert auprès des tribunaux. J'y intervenais alors en tant que psychologue à l'UDAF de la Savoie, sur la question des enfants victimes collatérales des violences conjugales — et sur l'importance de repérer tôt ces situations pour rompre le cycle.

Vous préparez un événement, une conférence ou une action de sensibilisation ? Écrivez-moi pour en discuter.

Une question, une envie d'échanger ?

Que ce soit pour vous, votre enfant, ou pour votre structure, n'hésitez pas à me contacter directement.